Les caisses-maladies doivent rembourser le comprimé anti-tabac

A l’avenir, les assurances de base des caisses-maladies devraient rembourser le comprimé anti-tabac "Champix" soumis à ordonnance. Son fabriquant, Pfizer, a déposé une demande allant dans ce sens auprès de l’Office fédéral de la santé (OFSP).

Berne (ats)

Le groupe pharmaceutique a reçu le soutien de la majorité de la Commission fédérale des médicaments qui conseille l’OFSP. Toutefois, ce produit ne devrait être remboursé que dans des conditions très strictes, a déclaré mardi soir Max Giger, membre de la Commission fédérale des médicaments, lors de l’émission "Kassensturz" de la télévision suisse alémanique (NdT équivalent de « A bon entendeur » sur la tsr).

Mardi, l’OFSP n’a pas voulu prendre position. Daniel Dauwalder, porte-parole de l’OFSP, a répondu à l’agence de presse ATS que l’on ne commentait pas les procédures en cours. La Commission fédérale des médicaments ne serait qu’un organe consultatif.

Les défenseurs de l’intégration de "Champix" dans la liste de l’assurance de base des produits remboursés arguent du fait qu’il serait ainsi possible d’économiser des coûts élevés dus aux conséquences du tabagisme. Les critiques, quant à eux, craignent que cette décision n’entraîne des coûts de plusieurs centaines de millions de francs, ce qui comporterait le risque de voir les primes s’élever.

500 francs pour trois mois

La substance contenue dans "Champix", fabriqué par le groupe pharmaceutique américain Pfizer, est la varanicline. La varanicline se lie aux récepteurs de la nicotine. Elle y agit comme la nicotine et empêche en même temps la liaison de cette toxine nerveuse qui possède un potentiel de dépendance.

"Champix", d’après les indications du fabriquant, devrait être pris pendant douze semaines. Les coûts de traitement se chiffreraient à 535 francs. Des effets indésirables possibles, d’après Pfizer, seraient entre autres des nausées, une insomnie, des céphalées.

Des études ont montré que 22 pour-cent des volontaires traités par "Champix" ne fumaient plus après un an, contre 16 pour-cent pour un médicament concurrent. Parmi les volontaires ayant pris un placebo, 8 pour-cent étaient des non-fumeurs.


(Source: ats)

 


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